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L’érosion des chemins et sentiers, souvent aggravée lorsqu’ils canalisent les eaux de ruissellement, peut être significativement réduite par la combinaison de plusieurs techniques éprouvées. Voici les principales solutions recommandées :

Gestion et évacuation maîtrisée des eaux de ruissellement

  • Créer des dispositifs de drainage transversal (revers d’eau, rigoles, cunettes) pour évacuer l’eau latéralement et éviter qu’elle ne s’accumule et ne s’écoule dans l’axe du chemin[1][2][3].
  • Installer des fossés de captage parallèles au sentier, en forme de U, stables et bien dimensionnés, pour recueillir et détourner les eaux de surface[2][4].
  • Utiliser des canaux intercepteurs et des barrières à sédiments pour limiter l’apport d’eau et de terre depuis les terrains adjacents[4].

Ouvrages de ralentissement et de stabilisation

  • Mettre en place des barrages successifs de faible hauteur (fascines, bois, gabions, banquettes) dans les fossés ou sur les pentes pour ralentir le courant, piéger les sédiments et stabiliser le terrain[5][1].
  • Installer de petits seuils en pierre ou des trappes à sédiments dans les fossés, en particulier sur les pentes de 2 à 5 %[4].
  • Enrocher le fond des fossés pour les pentes supérieures à 5 %[4].

Stabilisation des surfaces et des talus

  • Engazonner ou végétaliser les fossés, talus et bords de chemin pour fixer les sols et limiter l’érosion par ruissellement[1][4][3].
  • Planter des haies anti-érosives ou utiliser des fascines végétales en bosquet, en alignement ou sur talus[1].
  • Utiliser des géogrilles ou des paillis de bois pour stabiliser les pentes et retenir les matériaux terreux[1][4].

Adaptation du profil et du tracé du sentier

  • Favoriser un tracé en courbes et en pentes douces, alternant montées et descentes pour éviter l’accumulation d’eau et favoriser son évacuation naturelle[2][3].
  • Reprendre le profil du sentier pour éliminer les zones creusées par l’eau et assurer un écoulement maîtrisé[3].

Ouvrages spécifiques sur zones sensibles

  • Sur les zones humides ou à faible portance, installer des ouvrages de franchissement sur pilotis ou des passerelles pour éviter le passage de l’eau sur le chemin[3].
  • Privilégier des matériaux perméables et drainants pour la surface de roulement.

Entretien régulier

  • Détourner régulièrement l’eau des fossés pour éviter leur engorgement et l’érosion transversale de la chaussée[6].
  • Stabiliser immédiatement les nouveaux fossés ou ouvrages après travaux pour limiter l’érosion initiale[4].

Synthèse

La lutte contre l’érosion des chemins et sentiers repose sur une gestion fine du ruissellement : évacuer l’eau hors du chemin le plus tôt possible, ralentir et filtrer les flux, stabiliser les surfaces et les talus par la végétalisation ou l’enrochement, et adapter le profil du sentier pour éviter qu’il ne devienne un canal d’amenée des eaux excédentaires. Ces techniques, combinées à un entretien régulier, permettent de préserver la durabilité des chemins, la sécurité des usagers et la qualité de l’environnement[5][1][2][4][6][3].

Quelques sources:

  1. https://lacompagniedesforestiers.com/preservation-de-la-ressource-en-eau/gestion-des-eaux-de-ruissellement/
  2. https://bel.uqtr.ca/id/eprint/3386/1/Aménagement, évaluation et entretien des sentiers pédestres au Québec.pdf
  3. https://lacompagniedesforestiers.com/amenagements-exterieurs/amenagement-bois-et-paysager/amenagement-de-sentiers/
  4. https://mont-blanc.quebec/wp-content/uploads/2017/10/Guide-bonnes-pratiques-contre-erosion-Environnement.pdf
  5. https://rappel.qc.ca/guides-didactiques/guide-pour-contrer-lerosion-des-chemins-forestiers/
  6. https://mffp.gouv.qc.ca/documents/forets/consultation/erosion.pdf