Cette réponse à l’enquête publique a été rédigée conjointement par les locales d’Avello et de Tous à Pied, avec la participation de l’ASBL Epures. Elle met en cause la contre‑voirie communale à sens unique prévue pour desservir 11 logements rue de Hamme‑Mille, dont la justification apparaît lacunaire au regard de ses impacts réels sur le quartier. Les signataires pointent l’absence d’analyse de mobilité sérieuse, le risque de report de circulation vers le secteur déjà sensible de l’Arbre du Centenaire, le manque de stationnement en voirie et les nuisances potentielles pour les riverains et les usagers faibles. Ils demandent la réalisation d’une étude de mobilité complémentaire, l’examen de variantes d’aménagement – voire la remise en question du principe même de cette contre‑voirie – au nom d’un village plus groupé, plus rural et plus favorable aux modes actifs.

Cette réponse a été rédigée conjointement par les locales d’Avello et Tous à Pied, avec la participation de l’ASBL Epures.
Le projet soumis prévoit la création d’une contre-voirie communale à sens unique, d’une largeur de 4 mètres, destinée à desservir 11 lots constructibles le long de la rue de Hamme-Mille à Nethen. La note justificative relevant du décret voirie indique que cette solution est retenue afin de préserver l’intégrité d’un talus végétalisé existant et qu’elle serait de nature à garantir la sûreté et la commodité du passage pour les riverains.
Le plan de permis confirme quant à lui une organisation très linéaire du projet, avec une entrée et une sortie sur la rue de Hamme-Mille, sans seconde connexion ni dispositif lisible de retournement interne à l’échelle du lotissement.
Nous estimons toutefois que la justification apportée par le demandeur demeure insuffisante au regard des impacts concrets du sens unique projeté sur le fonctionnement réel du quartier.
En effet, le dossier ne comporte pas, à notre connaissance, d’analyse de mobilité suffisamment développée sur les itinéraires probables des futurs habitants, les mouvements de sortie imposés, les demi-tours induits, les reports de circulation sur les voiries locales voisines ni les nuisances susceptibles d’en résulter pour les riverains existants. La note justificative se concentre essentiellement sur le gabarit de la voirie, la visibilité locale à l’entrée et à la sortie, ainsi que sur la capacité de manœuvre de certains véhicules, sans examiner de manière approfondie les effets du dispositif sur les usages réels de l’espace public dans le village.
-Notons le nombre le peu de stationnement en voirie, quatre pour onze logements-
Nous attirons en particulier l’attention sur le risque de report de circulation vers le secteur de l’Arbre du Centenaire. Le projet prévoit en effet un tourne-à-droite obligatoire à la sortie de la contre-voirie, combiné au maintien du rétrécissement existant sur la rue de Hamme-Mille. Dans une telle configuration, il est plausible qu’une partie non négligeable des futurs usagers du lotissement soit amenée à utiliser le secteur de l’Arbre du Centenaire comme point de contournement ou de retournement pour quitter Nethen vers Hamme-Mille, en l’absence d’organisation interne plus lisible ou d’alternative de sortie.
– La grande majorité des trajets de sortie du lotissement se dirigeront vers Hamme-Mille et créeront donc les nuisances décrites, sachant que Hamme-Mille est clairement défini comme centralité, avec commerces, gare des bus, écoles, et se trouve sur un axe routier important (vers E40, Louvain, Namur, Wavre…). –
Même si les flux générés par 11 logements peuvent paraître modestes à l’échelle de la commune, ils représentent des mouvements quotidiens répétés, concentrés sur un point déjà sensible pour les riverains, les usagers faibles et les transports en commun.
Dans ces conditions, nous considérons qu’il n’est pas acceptable que les contraintes de fonctionnement d’un projet privé soient reportées de facto sur les espaces publics existants et sur les riverains du secteur, sans démonstration préalable de leur innocuité. Le projet devrait, s’il devait être poursuivi, organiser ses conditions d’accès, de sortie et de retournement à l’intérieur de son propre périmètre, sans faire dépendre son fonctionnement courant d’un usage indirect du secteur de l’Arbre du Centenaire comme point d’absorption ou de redistribution des flux.
En conséquence, nous demandons qu’une étude de mobilité complémentaire soit produite avant toute décision favorable. Cette étude devrait analyser explicitement le fonctionnement réel de la contre-voirie à sens unique, les itinéraires probables de sortie, les demi-tours induits, le report de circulation vers l’Arbre du Centenaire, les effets sur la sécurité des piétons, cyclistes et usagers du bus, ainsi que les nuisances potentielles pour les riverains. Elle devrait également examiner des variantes d’aménagement permettant soit d’intégrer un dispositif de retournement ou de boucle à l’intérieur du projet, soit de réduire les effets du sens unique sur le quartier, soit de reconsidérer plus fondamentalement le principe même de cette contre-voirie communale.
Nous penchons pour cette dernière hypothèse, car cette voirie, emblématique de l’ensemble du projet, semble peu compatible avec les objectifs de préservation de la ruralité affichés dans la déclaration de politique communale ainsi qu’avec l’objectif de recentrage de l’habitat nouveau prôné par le SDT et le Schéma de Développement Communal dans son sillage. Un village plus groupé remet aussi les modes actifs de déplacement au centre de l’aménagement du territoire.









